Quand la fatigue ne suffit plus à trouver le repos
Il est parfois difficile de comprendre pourquoi le sommeil ne vient pas, ou pourquoi il ne semble pas réellement réparateur, alors que l’on se sent profondément fatigué.
Parfois, c’est le mental qui continue : les pensées s’enchaînent, on repense à la journée, on anticipe celle du lendemain ou l’on se réveille avec l’impression que le mental s’est remis en route avant nous.
On peut aussi percevoir une forme d’agitation qui persiste dans le corps : une difficulté à trouver l’immobilité, des tensions, le besoin de bouger, un sommeil agité ou simplement cette sensation que, même endormi, quelque chose ne s’arrête jamais vraiment.
Cette agitation est parfois difficile à reconnaître ou même à décrire. On sait que l’on est fatigué, mais on ne ressent pas nécessairement cet état de calme qui permet véritablement de se déposer.
Dormir ne dépend pas uniquement de la fatigue… dormir demande aussi de pouvoir ralentir
Au cours de la journée, le corps et le mental s’adaptent continuellement à ce que nous vivons : sollicitations professionnelles, responsabilités familiales, déplacements, écrans, émotions, stress, imprévus…
Et cette activité ne s’interrompt pas nécessairement au moment où nous décidons d’aller dormir.
Chez certaines personnes, ce sont surtout les pensées qui restent très présentes. Chez d’autres, c’est davantage le corps qui semble ne pas parvenir à ralentir. Et parfois, il est difficile de distinguer l’un de l’autre : on ressent simplement un état général d’agitation ou de vigilance qui persiste.
La respiration peut rester courte ou rapide. Le mental, lui, peut continuer à fonctionner comme s’il devait encore résoudre, prévoir ou contrôler quelque chose.
Vouloir absolument dormir peut alors ajouter une tension supplémentaire :
« Il faut que je dorme, demain je vais être épuisé(e). »
Et plus nous essayons de forcer le sommeil, plus celui-ci semble parfois s’éloigner.
Quand le sommeil devient difficile
Les difficultés de sommeil peuvent prendre des formes très différentes :
- difficulté à s’endormir ;
- réveils fréquents pendant la nuit ;
- réveil très tôt le matin ;
- sommeil agité ;
- tensions corporelles qui empêchent de se relâcher ;
- pensées qui continuent au moment du coucher ;
- sensation d’être fatigué(e) au réveil malgré plusieurs heures de sommeil ;
- difficulté à ralentir en fin de journée.
Deux personnes qui disent « mal dormir » ne vivent donc pas nécessairement la même chose.
Le yoga ne cherche pas à « provoquer » le sommeil
Dans une approche individualisée du Viniyoga, nous ne cherchons pas une posture particulière qui ferait dormir.
Nous observons plutôt la personne dans son ensemble : son rythme, sa respiration, son état physique et mental, mais aussi la manière dont elle arrive à la fin de sa journée.
Une pratique peut alors être construite pour accompagner progressivement le passage de l’activité vers davantage de calme.
Elle peut associer des mouvements simples et doux, un travail adapté sur la respiration, certaines visualisations, des sons ou mantras et des temps d’immobilité.
L’objectif n’est pas de réussir à dormir, mais de créer progressivement des conditions plus favorables au repos.
Une approche personnalisée
Deux personnes souffrant de troubles du sommeil n’auront pas nécessairement besoin de la même pratique.
L’une aura peut-être surtout besoin d’apaiser une agitation mentale importante. Une autre ressentira beaucoup de tensions physiques. Une autre encore s’endormira facilement mais se réveillera systématiquement pendant la nuit.
C’est notamment pour cette raison que le travail individuel occupe une place importante dans mon approche.
Nous observons ensemble ce qui se passe, puis construisons une pratique réaliste et suffisamment simple pour pouvoir être intégrée au quotidien.
Comment se déroule l’accompagnement ?
Les séances permettent d’observer et de travailler progressivement sur :
- la respiration ;
- les tensions et l’agitation corporelles ;
- la capacité à ralentir ;
- la transition entre l’activité de la journée et le repos ;
- l’agitation mentale lorsqu’elle est présente ;
- la mise en place d’une pratique adaptée pouvant être reproduite chez soi.
Le rythme et la pratique sont adaptés à la personne et à son état du moment.
Une approche simple et accessible
Il n’est pas nécessaire d’être souple, sportif ou d’avoir déjà pratiqué le yoga.
La pratique est progressive et adaptée aux possibilités de chacun.
Le yoga devient alors moins une activité supplémentaire à accomplir qu’un moyen d’apprendre progressivement à reconnaître ce dont le corps, la respiration et le mental ont besoin pour ralentir.
Retrouver progressivement les conditions du repos
L’objectif n’est pas de contrôler le sommeil ni de chercher à le provoquer.
Il s’agit plutôt d’accompagner progressivement le corps, la respiration et le mental vers des conditions plus favorables au repos.
Cette distinction est importante : le sommeil ne devient pas quelque chose de plus à réussir.
Un accompagnement complémentaire
Lorsque les troubles du sommeil sont installés, persistants ou importants, ils nécessitent d’être évalués médicalement.
Le yoga thérapeutique ne remplace pas cette prise en charge. Il peut s’intégrer en complément d’un suivi médical ou thérapeutique lorsque celui-ci est nécessaire.
Prendre rendez-vous : cabinet à Uccle
Si vous rencontrez des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes, un sommeil agité ou cette sensation de ne jamais véritablement récupérer, nous pouvons échanger avant de commencer un accompagnement.
Les séances individuelles permettent d’observer votre situation et de construire progressivement une pratique adaptée à vos besoins.
Yoga thérapeutique et Viniyoga à Uccle – Bruxelles
Delphine Beaumont : 0468.10.04.16 / de******@*********ga.be
Chaussée d’Alsemberg 610 – 1180 Uccle
Séances individuelles sur rendez-vous.